Un peu d'histoire

 Création de la commune nouvelle d'ATHIS VAL DE ROUVRE

logo athisElle est créée le 1er janvier 2016 par la fusion de huit communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales et par un arrêté préfectoral du 16 décembre 2015.

Les communes d'Athis-de-l’Orne, Bréel, La Carneille, Notre-Dame-du-Rocher, Ronfeugerai, Ségrie-Fontaine, Taillebois et Les Tourailles deviennent des communes déléguées et Athis-de-l’Orne est le chef-lieu de Canton.

Le 1er Maire de la nouvelle commune d'Athis Val de Rouvre est Alain Lange, également Maire de la commune déléguée d'Athis de l'Orne. Les Maires délégués des 7 communes, sont : Nicole Rogue pour Bréel, Claude Salliot pour La Carneille, Annette Hammelin pour Notre-Dame-du-Rocher, Nicole Duval pour Ronfeugerai, Claudine Etienne pour Ségrie-Fontaine, Michel Denis pour Taillebois et Odile Gauquelin pour les Tourailles et sont de droit les adjoints de la commune d'Athis Val de Rouvre.

 Logo d'Athis de l'Orne logo athis2

 A l’époque féodale, Athis se divisait en six fiefs : Saint -Vigor, Le Buat, Les Bots, Espinouze, Planquivon et La Fressengère. La forme du logo représente le territoire de la commune d’Athis. Cette surface est fractionnée en six, représentant les 6 fiefs de l'époque Féodale.
Le bourg est représenté par le fief de Saint-Vigor avec la suggestion de la crosse en bleue.
Le vert, décliné sous différentes opacités, créé un lien vers la nature et symbolise une commune entourée de verdure et de bois.
Le rouge est le symbole d’une commune moderne tournée vers l’économie, où sont implantées de nombreuses entreprises.
L’orange évoque le côté traditionnel et rural de la commune.

Le Bocage Normand et ses usines textile

Le bassin-versant de la Vère s’étend sur 113 km2 et concerne 22 communes. À Athis-de-l’Orne on s’aperçoit que 53,23% de la commune appartient au bassin-versant de la Vère, et elle y occupe une superficie de 18,06 km2, soit 16% de la superficie totale.
Le bassin-versant de la Vère s’inscrit globalement dans un paysage de bocage vallonné. Le climat humide est à l’origine de cette nature verdoyante. La majeure partie est composée de prairies. Les parcelles de champs sont de taille relativement réduite et sont occupées, la plupart du temps, par des bovins ou par des cultures céréalières comme le blé, l’orge ou encore le maïs.
La Vallée de la Vère regroupait de nombreuses activités industrielles avec notamment une partie implantée sur Athis tels que les usines de la Martinique, La Petite Suisse, les Vaux de Vères, Dubourg Fils et Valéo jusque dans les années 90.

Valeo Vaux de Vre Petite Suisse 1898Valeo Platfond 1920Valeo 1952

La superficie disponible et le faible coût des bâtiments sont les deux principales raisons qui poussent les entreprises à s’implanter dans la Vallée de la Vère.
Au XIXe siècle, la Vallée de la Vère avait une activité de filature. Peu à peu celles-ci ont disparu, et en 1970 l’activité de la filature a presque totalement disparu. L’industrie textile s’est intéressée aux fibres d’amiante, ses propriétés (protéger contre le feu et le froid, isolant thermique et phonique) ont rapidement incité les industriels à profiter de ce matériau. Ces fibres d’amiante sont des fibres minérales très utilisées dans l’industrie textile durant le XXe siècle, ce sont aussi les principales fibres minérales qui ont été travaillées dans la Vallée de la Vère par la société Ferodo, ceci jusqu'en 1977. Progressivement, dans les dernières décénnies, les fibres d'amiante ont été remplacées par les fibres de verre, laine de roche, céramique ou kevlar. Celles-ci ont été utilisées par la société Valéo.

L'histoire de nos communes déléguées :

Athis chef lieu de Canton : Histoire du Canton d'Athis

Histoire-1-Gaulois-Romains.pdf
Histoire-2-Francs-Normands.pdf
Histoire-3-Guillaume.pdf
Histoire-4-Fiefs et Châteaux.pdf

L'histoire d'Athis de l'Orne

Lire le livre "Athis de l'Orne au fil du temps".   (Voir Maison de la presse Athis de l'Orne ou Mairie)

Photo au fil du tempsL’origine du nom Athis vient de Aties ou Atties dérivé du latin Attegia signifiant petite cabane ou hutte. C’est pourquoi il était employé pour nommer les cabanes des Maures ou les villages dont les premières habitations étaient des cabanes de bergers, vignerons ou bûcherons.

A l'époque médiévale, mottes castrales et châteaux furent élevés par les petits seigneurs de fiefs qui se sont morcelés au fil des générations : à la Motte (Epinouze), au coeur du bourg, aux Champs, au Buat, aux Bots, à la Fressengère ...Blason Athis

Dès le début du XVIIIème siècle, les tissus faisaient la renommée d'Athis. Les paysans cultivaient le lin et le chanvre (dans les chènevières) et complétaient leurs revenus en produisant chez eux toiles et étoffes sur des métiers à tisser. Les derniers tisserands à main cessèrent leur activité à la veille de la seconde guerre mondiale, mais leurs maisons sont encore nombreuses dans le bocage athisien. Au XIXème siècle, les moulins de la vallée de la vère furent reconvertis en filature et tissages industriels de coton puis, plus tard, d'amiante.

Les catholiques bâtirent l'église actuelle à la fin du XIXème sur les ruinent d'une ancienne église romane du XIIème. Les fresques murales de Chifflet sont classées. Le capitaine Martin, grand-père de Sainte-Thérèse de Lisieux, est né à Athis en 1777. L'abbé Constant Macé, curé doyen d'Athis de 1891 à 1917, est l'auteur de plusieurs livres sur l'histoire d'Athis.

Les premiers protestants se réunissaient à la Quentinière, puis ils construisirent des temples, d'abord à la Chènevière, puis aux Aulnays-Bilbot au XIXème, et enfin à la Queue-d'Aronde à la fin du XIXème. A partir de la révocation de l'Edit de Nantes (1685) et des persécutions qui s'ensuivirent pour la majorité des protestants, un enfant muet de naissance se dissimula au creux d'un vieux chêne pour échapper aux brigands qui assassinèrent les propriétaires du manoir de la Motte.

Le Chêne au muet

Au milieu du hameau de la Motte, trône toujours un arbre géant : Le Chêne au Muet.

 Chene au MuetLegende Chene au muet

Malgré son handicap, le jeune homme réussit à faire confondre les meurtriers grâce à ses indications. Les assassins de sa famille ont été jugés et écartelés.
Ce chêne est entièrement creux de la base au sommet, deux à trois personnes peuvent se tenir debout à l’intérieur. On peut y entrer par deux portes, véritables ouvertures naturelles dont l’une est au nord et l’autre au sud. Ce chêne de 20 m de hauteur est actuellement âgé entre 300 et 500 ans.

L'Eglise Saint-Vigor

 Saint-Vigor était évêque de Bayeux et patron de la paroisse. Il occupa le siège de Bayeux dans le premier tiers du VIe siècle et mourut relativement jeune. Il fut à la base de l’évangélisation de la Normandie, plusieurs communes ou églises du Calvados, de l’Orne ou de la Manche, portent son nom.
C’est le Saint patron de la paroisse qui regroupe les 15 clochers autour d’Athis, paroisse qui porte le nom de Saint-Vigor du bocage athisien.

St Vigor

L’église d’Athis, qui fut démolie au printemps de 1855, était très ancienne. Au témoignage de l’architecte Ruprich-Robert, elle remontait à 1160. Une des pierres de cet édifice, qui était dans le jardin de M.Hamon, huissier, portait la date de 1281.
Le chœur de cette ancienne église était tourné vers l’Orient. C’était l’usage le plus communément suivi à cette époque. Au midi se trouvait le cimetière, et à trois mètres de distance au nord, on trouvait le presbytère.
La nef mesurait 25,20 m x 7,40 m. L’épaisseur des murailles atteignait le mètre. La tour, placée entre la nef et le chœur, formait un carré de 5,30 m. La superficie totale de l’église était de 243,45 m2.
A peine installé Curé d’Athis, Maître Constantin de la Boderie se préoccupa de restaurer son église et passa un accord avec les habitants le 26 juin 1756. La nef fut recouverte et l’extérieur fut arrangé.
Le 17 mai 1767, Messire Jean-François René de St Germain, chevalier, seigneur et patron de la paroisse, avec l’accord des fidèles, fit décider la refonte des trois cloches, dont l’une était cassée et l’autre mal harmonisée avec ses sœurs.Ancienne glise dAthis
Le 21 août 1776, le sieur de la Vente, peintre à Vire fut engagé pour peindre le grand autel de l’église.
Pendant les dix années de la Révolution, l’édifice fut l’objet du plus grand abandon. Plusieurs personnes voulaient le détruire. Un nettoyage incomplet fut effectué pour la fête de Noël 1799. C’est Maître Claude Josset qui en reprit possession en décembre 1801.

Vers 1850 il était nécessaire plus que jamais d’aviser aux moyens de rebâtir l’église d’Athis ou, tout du moins, de faire un agrandissement considérable. Le sous-préfet vint en avril 1852 examiner la situation, assisté de M. Ruprich-Robert, architecte du département. Après étude, ce dernier conclut par son rapport du 4 juillet 1852, à la nécessité de rebâtir l’église.

Un devis fut établi, d'un montant de 70 223 francs. En 1855 les travaux commencèrent...

Athis nouvelle Eglise St Vigor

St Vigor 2012Louis Chifflet

Un nouveau Curé prit ses fonctions à la Toussaint 1864. On pouvait noter la rénovation des voûtes, les ouvriers mirent 18 mois pour achever leur travail. En 1867, la municipalité se décida à reprendre la construction de la tour. Par la même occasion, il fallait s’occuper des cloches. Athis avait trois cloches bénites en 1767 par Messire Constantin de la Boderie (curé du lieu). La grosse cloche a été nommée par Jean-François René de St Germain (seigneur et patron d’Athis) et par sa mère noble dame Marguerite-Françoise Le Maistre ; la seconde par Pierre-André-François de St Germain, chevalier d’Athis, garde du corps du Roi et noble dame Marguerite-Françoise Le Maistre ; M. le Curé eut l’honneur d’assister la châtelaine pour nommer la troisième. Ces cloches devaient être fondues. C’est le maire d’Athis Fr. Bohard qui les sauva de la destruction.
En 1868 M. Cosnard confectionnait les deux autels de la St Vierge et de St Joseph. Vers 1880, la sacristie fut augmentée d’une chambre et d’une vingtaine de centimètre en largeur. En 1883 les vitraux furent confiés à M. Charles Champigneulles de Paris.
Pour les peintures, ce fut un jeune artiste de Caen, M. Louis Chifflet, qui commença les travaux en 1888, avec notamment les peintures sur l’autel de la Vierge et en 1892, celui de St Joseph.

La Chapelle

La Chapelle est située rue Guillaume Le Conquérant, derrière la Mairie, à côté de l’école primaire privée du Sacré-Cœur. Elle est appelée « la Chapelle du Sacré-Cœur ».

Le temple protestant

C’est à partir de 1550 que la religion protestante se structure et se diffuse largement dans les campagnes. Athis adhère alors à la réforme et célèbre le culte, pourtant interdit et passible du bûcher depuis 1547.
Jusqu’en 1598, date de l’Edit de Nantes, les cimetières devinrent sources de conflits avec les catholiques. Ce fut le cas pour les protestants d’Athis qui obtinrent des concessions dans le cimetière paroissial qui entourait l’église. Les litiges et les contestations firent que les protestants, selon leurs conditions sociales, enterrèrent leurs morts dans leurs cours et jardins ou dans des cimetières particuliers dont celui situé au village de la Motte. Témoin du passé, le hameau de la Motte est connu pour le drame sanglant qui s’y déroula en 1692 : deux membres d’une famille protestante furent sauvagement assassinés et les coupables punis.
Caché par le feuillage des arbres et éloigné de tout chemin, le cimetière des Huguenots ou des protestants est un des cimetières les plus anciens, il compte une cinquantaine de tombes et bien d’autres dépourvues de toute inscription. Au terme d’un accord signé en 1612, la construction du temple fut possible comme à Sainte-Honorine-La-Chardonne mais jamais à Athis en raison de l’opposition d’une famille.
Malgré la révocation de l’Edit de Nantes en 1689 et les nombreuses dragonnades, le culte protestant s’est maintenu jusqu’au XIXe siècle.

Temple en tTemple hiver 2013

 Un temple protestant fut ainsi construit. Il subsiste toujours rue des Combattants AFN, direction Pont-d’Ouilly, en face de l’étang de la Queue d’Aronde.
Le Temple protestant d’Athis-de-l’Orne fut inauguré le 8 avril 1866.

Représentation de la commune et de son histoire : Son logo - Le Temple Protestant - L'église St-Vigor - La statue St-Vigor - Le bois "Guy Velay" - L'étang "Queue d'Aronde" - son fleurissement.

Patrimone dAthis

 

L'Histoire de Bréel

Le nom de Bréel vient du gaulois « brogilu » (petit bois), ayant donné le français « breuil » (enclos, boisé ou non, où les bêtes étaient parquées).

L’église de Bréel conserve une chapelle de la fin du XVème siècle, aujourd’hui classée monument historique, qui était destinée à la sépulture de la famille seigneuriale des Corday.

Leur château s’élevait à l’emplacement de la ferme sise au lieudit la Cour de Bréel, près de l’étang qui existe toujours. Leurs armes, d’azur à trois chevrons d‘or se trouvent sculptées à la croisée d’ogives de (1) la chapelle de Corday. L’un deux, Guillaume Corday fut curé du lieu pendant plus de cinquante ans, de 1476 à 1527. Charlotte Corday, qui assassinat Marat, était peut-être une de leurs descendantes.

Au XVIIIème siècle, Bréel comptait 675 habitants et tirait sa richesse de son sol granitique.

L’exploitation des carrières sur un magnifique filon de granite s’est poursuivie jusqu’à la dernière guerre. De Bréel partirent les belles pierres taillées nécessaires à la construction des demeures de Caen et même au-delà. (2) La chapelle du Blanc Rocher (1855) nichée dans les bois et (3) la chapelle Saint-Joseph (1895) posée sur une butte face à un grand calvaire de granit, ont été construites par les carriers et sont les témoignages de cet essor. L'ancien moulin de Bréel abrite aujourd'hui (4) la Maison du Paysage.

Chapelle de Corday 1chapelle blanc rocher 2Chapelle St Joseph 2

La Maison du paysage

                                                                                                              

L'histoire de La Carneille

Le nom de la Carneille vient peut-être d’un mot signifiant « la charmille ». Une autre interprétation est « le lieu du cairn » peut-être lié à une nécropole dolménique au Champ des Rochers.
La Carneille 2018Un important château était bâti sur l’emplacement de l’ancienne motte féodale édifiée dès la fin du XIème siècle. Ce château fut incendié par les anglais en 1356 pendant la guerre de cent ans, et il a finalement été détruit en 1606. Sur les ruines de l’ancien donjon, au centre du bourg actuel, est érigée la halle au bled (blé). Du Moyen-Äge à la Révolution, la Carneille était siège de Haute justice ; près de la salle de l’Auditoire, on peut encore voir l’ancienne geôle, comportant quatre cachots.

Au château de Bois-André séjourna Henri IV lors d’une courte pause pendant les combats contre la ligue.

Au cours de la période révolutionnaire, la Carneille, entraînée par son maire Achille Bertrand l’Hodiesnière, député à la Convention, se signala par ses idées républicaines alors que la région était plutôt acquise aux royalistes. La Carneille, en récompense de son engagement devint alors chef-lieu de canton et connut une certaine prospérité. Elle fut par la suite punie de ses ardeurs républicaines et connut un lent déclin.

L’artisanat et le commerce ont longtemps été très actifs, notamment autour des moulins à tan, à foulon, à blé. Au début du XIXème siècle, on trouvait 200 tisserands chez 8 fabricants de coutil, 30 ouvriers dans 6 teintureries (la dernière a cessé son activité en 1925), des tailleurs de pierre et une forge.

Le docteur René Leroy de la Carneille (1883-1955), passionné d’histoire, a écrit de nombreux ouvrages sur sa commune et les environs.

 

L'histoire de Notre Dame du Rocher

La paroisse était dédiée à la Vierge Marie. Le nom de « Rocher » est lié à la topographie des lieux. L’ancien nom de la commune, « Mille-Savattes » est plus obscur, peut-être lié à l’ancien peuple gaulois des Esuves (« Suattes »). Il n’a sans doute rien à voir avec l’anecdote selon laquelle un curé aurait ainsi surnommé la paroisse du fait qu’elle était peuplée de 500 habitants, ce qui n’a probablement jamais été le cas (le maximum démographique semblant avoir été atteint en 1831 avec 323 habitants) ! Ube autre hypothèse plus probable, serait que « Mille-Savates », soit une déformation de "Mouille-Savates" qui désigne un lieu humide (marais, gué…). Le fait que Notre-Dame-du-Rocher soit située entre la Rouvre et la Coulandre accrédite cette hypothèse.Eglise Notre Dame

L’église actuelle a été construite en partie au Moyen-âge. L’abbaye de Cerisy-Belle-Etoile percevait les deux tiers de la dîme de l’église Notre-Dame. A ce titre l’abbaye devait participer aux travaux de rénovation du chœur. On raconte que les moines n’ayant pas voulu s’acquitter de leur devoir, le seigneur de Mille-Savatte, tout comme celui de La Carneille, fut confisqué et placé sous la suzeraineté personnelle d’Henri V, roi d’Angleterre.

En 1631, un arrêt du Parlement de Rouen contraignit la duchesse d’Elbeuf à verser quarante sols ou quatre livres par semaine pour nourrir quatre pauvres pendant trois mois et demi, les dimanche 13 et 22 avril de cette année-là.

Le hameau du Pont-Huan, dont la forge était située côté la Carneille, possédait côté Notre-Dame-du-Rocher, un important moulin à blé, à deux roues et trois meules.

 

 L'histoire de Ronfeugerai

Le nom de Ronfeugerai signifie "fougères rousses".

Le bourg s'est construit sur le passage de l'ancien chemin de la Forêt-Auvray à Truttemer. A la Gautrai, Berthelot, le premier pasteur protestant de la région d'Athis, fit construire un temple à la fin du XVIème siècle.

Eglise de RonfeugeraiL'église catholique dédiée à Saint-Hilaire, avec son maître autel néogothique et ses stalles en bois, fut bâtie au XIXème siècle dans un style classique. De l'ancienne église ne subsistent que le porche, de style roman, et les bénitiers du XIIIème. Le clocher, avec sa flèche de 17 mètres fut deux fois détruit par des intempéries et deux fois reconstruit.

Hector de la Ferrière Percy, historien local, résida au château de Ronfeugerai au XIXème siècle.

Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands se sont installés dans ce château

 Vers la mi-août 1944, il fut le théâtre d'une opération de la résistance. Les FTP (Francs Tireurs et Partisans) locaux procédèrent à la pose de mines anti-chars visant un convoi allemand devant emprunter l'axe Ronfeugerai-Taillebois. La première explosion tua le conducteur du side-car et l'officier du convoi. Alertés par la déflagration, l'état major allemand stationné au château de Ronfeugerai intervint. La voiture sauta sur une mine. Le chauffeur et les trois officiers furent tués, le véhicule ainsi qu'un second side-car mis hors d'usage.

L'histoire de Ségrie-Fontaine

Le nom de Ségrie-Fontaine vient soit du latin "source sacrée", soit d'un nom germain "Sigeric".

Le marquis de Ségrie, Fouasse de Noiville, construisit un château, à côté di manoir médiéval du Vieux Logis, comparable dit-on à celui de Thury-Harcourt. Achevé par son fils en 1789, il est alors saccagé. Selon la légende, le marquis, enfermé dans l'une de ses chambres ne dut son salut qu'à l'un de ses fidèles serviteurs, Joseph Robert. Maison de la RivireIls empruntèrent un souterrain qui partait du château. A la sortie du souterrain, ils se retrouvèrent en pleine campagne, échappant ainsi à la surveillance des manants regroupés autour du château. Joseph Robert le conduisit à la roche d'Oëtre où il se réfugia dans la grotte aux Fées.

Dans un coin du Val des Erables, derrière l'ancien château médiéval du Logis, se trouve une fontaine à laquelle, traditionnellement, depuis des temps immémoriaux, étaient attribuées des propriétés bienfaisantes pour les malades. Cette source a failli être exploitée. En 1931, des travaux de canalisation ont été effectués. Une société composée en grande partie de médecins a été créée. Des prélèvements officiels de l'eau furent opérés, révélant une eau qui s'apparente à celle de Bagnoles, très peu minéralisée et mais en plus légèrement radioactive. Dans les bois alentours, d'immenses constructions destinées aux futurs curistes étaient prévues. La société était déjà certaine de perspective commerciales très intéressantes en France et à l'étranger. Mais, parait-il que la station thermale de Bagnoles fit tout pour que l'eau de la source du Val des Erables ne puisse lui faire concurrence... et la fontaine de Ségrie resta secrète.

Le moulin de Ségrie abrite aujourd'hui la maison de la Rivière.

 L'histoire de Taillebois

Taillebois est sans doute à l'origine un surnom d'homme, bûcheron sans doute.

L'ancien bourg se situait à l'emplacement actuel du Hamel des Vallées sur un itinéraire utilisé de la préhistoire au XVIIIème siècle pour relier la vallée de la Rouvre aux Tourailles.

C'est sans doute lors des périodes troublées du milieu du XIème siècle, que les premiers seigneurs de Taillebois érigèrent une motte castrale au lieu-dit Boutemont (la base est toujours visible route de Notre-Dame-du-Rocher à proximité du lieu-dit la Roufinière). Le fief de Boutemont dépendait alors, comme celui de Mille-Savatte (Notre-Dame-du-Rocher), du haut-fief de la Carneille.

A Hastings en Angleterre, trois Taillebois, furent compagnons du duc Guillaume : Ivo (Yves ou Yvon), Raoul (Ralph ou Ruffo) et Guillaume de Taillebois, cités plusieurs fois dans les documents anciens. On sait que Ralph et Ivo s'établirent en Angleterre. Ralph devint peut-être prieur de Whitby Abbey ou bien vicomte dans le Bedfordshire, mais sa lignée s'est de toute façon éteinte faute de descendance mâle. Par contre, celle d'Ivo, haut shérif du Lincolnshire, se perpétua, et sous le règne de Henti II, elle prit le nom de Lancastre par la permission du roi. On pourrait également supposer que le nom de Talbot en Angleterre leur est apparenté.

Entre le chemin des Rochers et le Lambron, au lieudit Pont aux Malades, une léproserie et sa chapelle acueillait sans doute les  malades des villages de Taillebois, Ségrie et Mille-Savatte.

Le manoir de la Cour du XVIème siècle est partiellement classé Monument historique.

L'histoire des Tourailles

Le nom des Tourailles est peut-être lié à l'ancien château, mais vient plus probablement du celte "tur" (petites collines).

Dès le VIIIème siècle, au lieu dit la Monnerie, étaient établis un monastère et un petit sanctuaire marial. Ces deux établissements n'échappèrent pas aux dévastations vikings. Par la suite, après le baptême de Rollon et leur conversation, les Normands se hâtèrent de relever les ruines des lieux de cultes qu'ils avaient détruits. Basilique Les TouraillesAinsi fut fait pour l'église des Tourailles. La tradition rapporte que, lors de cette reconstruction, les bâtisseurs trouvèrent une statue de la Vierge enfouie sous la terre pour la protéger des rapines scandinaves. Dès lors, des foules de pélerins se pressèrent aux Tourailles, pour la vénérer sous le titre de Notre-Dame de Recouvrance. En 1590, alors qu'il mettait le siège devant Falaise, le roi Henri IV, encore protestant à l'époque, s'y rendit pour demander à Dieu la pacification du Royaume. Isaac et Marthe Eudes firent pèlerinage aux Tourailles car ils n'avaient pas d'enfant. Peu de temps après, le 14 novembre 1601, vint au monde celui qui allait devenir Saint-Jean-Eudes, qui eut aussi deux frères et quatre soeurs. Au début du XXème siècle, on parle de plus de 15000 pèlerins par an. Le curé et les habitants du village décidèrent de détruire la vieille église pour reconstruire une neuve. Les travaux débutèrent en 1895.

Le 7 octobre 1621, dans la plus ancienne maison du village, située juste en face du pont et qui était à l'origine une hostellerie nommée "L'image de Saint-Martin", fut tué le chef protestant Antoine de Montchrestien de Watteville, dramaturge et économiste de renom, qui tentait de soulever les huguenots de Normandie. Le seigneur des Tourailles, Claude Turgot, acteur majeur de ce meutre, devint l'un des 24 gentilshommes ordinaires de la chambre du roi et reçu le collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

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